Pressselection 2001
interviews, live pre-/re-view

 
 

 

New York City Guide, USA 02 2001; Groove, D 03 2001; NL 02 2001

 

Interview - Andreas Reihse and Detlef Weinrich of Kreidler, Mute Records North American Offices, NYC, February 27, 2001 2:13 PM

Although it's arguable that, when it comes to cars and electronic music, no one quite matches the Germans, it is an indisputable law of the universe that any electronic group comprised of four German men is guaranteed to make memorable and breathtaking music.

Kreidler (Andreas Reihse - keyboards, Detlef Weinrich - electronics, Thomas Klein - drums, and Alex Paulick - bass) are four men who make such music. Their sound is warm without sacrificing precision, and rhythmic without resorting to dancefloor gimmickry. It's music for the heart, the mind, and on occasion, the feet. Last night, in their first United States performance ever, Kreidler put on a hell of a show at the Knitting Factory. "The Knitting Factory was great. A very good audience… a lot of Germans", muses Weinrich.

It's an understatement to say the least. The fact of the matter is that there were also a lot of non-Germans there. In fact, it was the typical Knitting Factory crowd of hipsters, music fans hoping to catch the next big underground thing, and a scattered few looking for the second coming of Kraftwerk. None of them left disappointed, and it was one of those rare instances where such a diverse audience felt so united. You get a certain feeling when you look down and see the subtle ripples of motion passing through the crowd in response to the music. You know they just get it.

Kreidler will be performing tomorrow at the opening of the Andreas Gursky exhibition at The Museum of Modern Art. Gursky is a photographer renowned for taking the otherwise mundane elements of life - the interior of a 99-cent store, a municipal swimming pool - and lending a harmonic, serene beauty to his subjects. It's easy to see how he and the band would be kindred spirits.

Andreas informs me that the band and Gursky have been friends for some time now, but breaks off in mid-sentence to admire the water tanks that dot the skyline from the office's tenth-floor window. In New York City, the water tanks are made of wood and custom-assembled on the top of each building. It's a city ordinance that every building over eight stories tall have its own water supply, and while I'm mildly surprised that I remember such minutiae, Reihse finds the towers fascinating. "They look like rockets. It's amazing, they all look alike."

Architectural distractions notwithstanding, Reihse exudes a barely contained glee at the prospect of playing at a venue as prestigious as MOMA. "We'll be performing our music at the art opening. It will be almost the same set as last night", he enthuses.

So does the set list change often? "We change the songs slightly from night to night. It depends. We try a new song here or there depending on what works."

It worked last night. The ecstatic audience called them out for an encore. "I had no idea what we were going to play," admits Weinrich sheepishly.

We start to discuss the songwriting process. Kreidler's unique sound stems from the fact that each of its members can be heard distinctly following their own patterns and rhythms, and yet, these disparate elements form a nearly perfect whole. Says Weinrich, "We tend to switch roles when writing our songs. We recorded the new album in our own studio, and it was a liberating experience."

Reihse completes the thought. "It took us about four months to record the album, but much of that time was spent getting accustomed to a lot of our new gear. Otherwise, it just came together."

Part of the recording process was the replacement of bassist Stefan Schneider (also of To Rococo Rot) with Alex Paulick. "The bass is definitely different," says Weinrich. "I think it is more minimalist-sounding. With Alex, he plays more rhythmically, and Stefan played more melodies and harmonies on the bass. It's a more restrained sound, less noodling."

The band nearly perfects its sound on its third, self-titled album. There are moments of restraint, to be sure, but these give way to marvelous flourishes of sound. One can imagine each of the songs as soundtrack pieces for a sleek, urban landscape, the kind of city that one only sees in the movies.

In addition to stirring the imagination with their own music, Kreidler have also been collaborating with several artists, including Chicks On Speed, Appliance, and most notably, remix work for Depeche Mode. Says Reihse, "We did a remix of one of their new songs - called 'Goodnight Lovers' - for the new record. (Mute Records President) Daniel Miller approached us to do it. The song itself is a ballad, very pretty."

"The remix..." - Weinrich puts his hand to his chest and closes his eyes for emphasis - "... will freeze you." It's not a surprising sentiment. If it bears their sonic mark, it will be captivating indeed.

Kreidler's latest, self-titled album is out now on Mute. They will be touring Europe in March.

interview: Peter Carbonaro, fast forward magazine, USA 02.2001

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interview de kreidler

Nous poursuivons dans notre série des groupes venus d'Allemagne, et décidément sérieusement en avance sur leur temps. Après Tarwater et en attendant Jeansteam, voici le résultat de notre entrevue avec le groupe Kreidler, from Düsseldorf, en visite à Bordeaux le temps d'un concert hypnotique dans la droite ligne de leur dernier album Kreidler. L'occasion de débattre avec Andreas (clavier), Thomas (batterie) et Detlef (programmation) de leur parcours, des mérites de l'aménagement urbain et du krautrock.

Que signifie le nom Kreidler?
Thomas : C'est une marque hollandaise de motos; des années 50 à la fin des années 60, ils faisaient des 50 cm3. Andreas : dans la presse britannique, j'avais lu que Noël Gallagher roulait en Lambretta; les beatnicks allemands, eux, roulaient en Kreidler.

Comment définiriez-vous votre musique?

T. : Une sorte d'abstract pop le plus souvent instrumentale, mais parfois avec des voix. Voilà.

Pourriez-vous nous décrire le processus qui mène à une chanson de Kreidler?
T. : Au départ, nous développions nos chansons dans une salle de répétition; mais maintenant, et cela depuis environ un an, nous avons notre propre studio, où nous avons conçu notre dernier album. Nous travaillons ensemble pour préparer les concerts, mais d'ordinaire, nous travaillons de notre côté, sur ordinateur; ce qui implique un travail de chacun sur plusieurs supports, plutôt que sur un seul instrument .
A. : Par exemple, Thomas joue aussi du clavier, et Detlef, qui fait de la programmation, mélange tout cela. Puis nous travaillons les arrangements; on se réunit, et on discute de ce que nous avons fait

Quelle est la partie la plus excitante de votre vie de groupe: jouer en studio ou sur scène?
T. : Excitante? Faire des concerts, cela ne consiste pas seulement à monter sur scène et à jouer. Il faut voyager et conduire pendant des heures, ce qui n'est pas la chose la plus intéressante qui soit. Mais je pense que c'est plus intense de jouer sur scène que de rester assis devant un ordinateur, même si cela peut être assez puissant.
A. : C'est une activité différente. Devant un ordinateur, tu es seul, alors qu'en public il se passe une interaction entre toi, les autres membres du groupe et le public. J'aime les deux, en fait .

Quel différence voyez-vous entre votre dernier album et les précédents?
Quel regard portez-vous sur votre évolution?
T. : Je trouve qu'il est plus abouti dans son ensemble, plus accessible aussi.
A. : Pour celui-ci, nous avions notre propre studio, avec toutes les possibilités que l'on puisse imaginer à notre portée. Nous étions sur place, avec du temps devant nous que nous pouvions utiliser à notre guise. A la fin, il ne nous restait plus qu'à savoir ce que nous comptions laisser de côté. Nous avons eu une plus grande indépendance; de plus, nous avons quitté notre maison de disques. Kreidler, maintenant, c'est véritablement quelque chose qui nous ressemble, une marque de fabrique .

En un mot, vous avez eu davantage de liberté?
T. : Nous avons progressé, mais cette liberté est vite devenue un danger, parce que nous n'avions aucune pression, sauf peut-être dans les deux, trois derniers mois. Face à un ordinateur, tu peux te perdre dans ton travail, quand tu es seul et qu'il n'y a personne pour te fixer de date pour la sortie du disque. De la discipline, voilà ce qu'il nous faut acquérir maintenant.

Seriez-vous d'accord avec moi si je vous disais que je trouve le dernier album plus pop?
A. : C'est vrai pour le format des chansons; la plupart pourrait constituer des singles, même si je ne pense pas qu'elles deviendraient des hits, mais elles ont un format plus pop, oui.

Comment expliquez-vous le fait qu'il semble y avoir dans votre musique une approche typiquement allemande, qui rappelle aussi bien le krautrock que Kraftwerk? Est-ce que ce sont des comparaisons qui vous agacent?
A. : Tu travailles toujours à un endroit donné, dans un contexte donné. Mais tu ne mesures vraiment la signification de ton travail que lorsque tu t'éloignes de ce contexte. On nous décrit toujours comme post-rock, ou post-électronique, mais tu te dis, non, je ne suis pas comme ça. Je ne pense en revanche vraiment pas que nous ayons grand chose à voir avec le krautrock, car nous conservons une optique beaucoup plus proche du format chanson. Et puis Kraftwerk disait qu'il fallait toujours une idée pour un disque; nous, nous avons trois idées pour un disque! Mais quoi que nous écoutions, que ce soit du punk et de la new-wave anglaise, ou de la soul américaine, notre musique reste allemande. Il y a sans doute toujours un filtre allemand sur les disques que nous écoutons, même si je ne sais pas très bien comment le définir .

L'approche répétitive de votre musique ainsi que les titres plutôt paradoxaux de vos morceaux lui donnent un caractère très mystérieux et évocateur. Est-ce le genre d'atmosphère que vous cherchiez à créer?
A. : Prends certains disques de Pink Floyd qui ont été faits sous LSD: si tu les écoutes sans LSD, ce ne sont que d'affreuses merdes, mais si tu les écoutes sous LSD, ce sont peut-être des merdes ennuyeuses, mais quelque chose se produit. C'est un peu pareil quand tu joues, compte tenu de l'atmosphère du studio: il est difficile de prédire ce que cela donnera pour l'auditeur, dans une autre atmosphère. Bien sûr, tu cherches à installer une certaine atmosphère, avec les titres aussi, même si je ne les trouve pas si paradoxaux que ça; ils sont ouverts, et leur but est de résumer l'histoire d'une chanson. Pour Appearance and the Park, nous avons voulu créer un contraste entre des morceaux doux et d'autres plus durs, plus agressifs, afin de créer une ambiance contradictoire.

D'ailleurs, au dos de cet album, il y a un texte mystérieux: d'où vient-il?
Etait-ce pour vous l'occasion de décrire l'atmosphère de votre musique?
A. : C'est Detlef qui a écrit ce texte.
Detlef : C'est une sorte de texte poétique et imagé, avec des souvenirs et des citations, où j'ai essayé de rattacher notre musique à des références cinématographiques et littéraires. Par exemple, il y a des citations de Blade Runner, des réminiscences du Japon où je me trouvais quand j'ai écrit ce texte.

D'ailleurs, vous semblez avoir un certain succès au Japon.
A. : Pas vraiment, mais nos fans là-bas sont très enthousiastes.
D. : Ce texte dont tu parlais a été influencé par Banana Yashimoto, qui est un écrivain très célèbre là-bas, presque une pop-star; et ses livres m'ont beaucoup impressionné.

Je trouve que votre musique dégage quelque chose de très urbain. Est-ce quelque chose auquel vous êtes sensibles?
D. : Oui, les grandes villes.
A. : Il y a dans tous nos disques un rapport avec les parcs, avec l'idée d'une nature domestiquée, faussée par l'homme. Il me semble que pour l'homme, même s'il appartient à la nature, celle-ci représente un ennemi qu'il faut conquérir. Et les parcs deviennent comme une nature fabriquée. Sur le premier album, il y avait la photo d'un parc, il y a ce titre, Appearance and the park.
T. : Nous pensons souvent à cette idée de reconstruire et d'imiter la nature.

Vous utilisez souvent des lignes de basses entêtantes et une rythmique syncopée. Est-ce une influence du dub?
A. : Je ne sais pas trop comment le dub a été inventé, mais dans la musique folklorique allemande par exemple, tu a aussi des lignes de basse très imposantes, pom-pom-pom, avec les sons de cuivre, de trombone ou de tuba; ça ressemble presque à du dub.

Pensez-vous faire une musique dansante?
D. : Oui, bien suir; il y a beaucoup de gens qui dansent pendant nos concerts, surtout à Londres ou à Dublin, où les gens se sont vraiment lés; mais ils doivent trouver des pas de danse nouveaux pour notre musique. Je pense que nous faisons une sorte de dance-music, certains de nos morceaux ont un côté deep-house, sur lequel tu peux danser, si tu y arrives.
T. : Quand il y a des filles, en général, elles dansent, tandis que les garçons, eux, se contentent souvent de rester immobiles, les bras croisés, avec un air préoccupé [ndlr: impression vérifiée sur place!].

Vous avez cette chanson, Il sogno di una cosa. Est-ce une référence à Ennio Morricone, et ses musiques de films pour Sergio Leone?
A. : En fait, c'est le titre d'un livre de Pasolini qui évoque la jeunesse italienne sous le fascisme.
D. : Mais il est vrai aussi que nous avons cherché à donner l'impression d'une musique de films italiens, comme ceux de Visconti, par exemple.

Vous utilisez souvent des références culturelles pour parler de votre musique; n'avez-vous pas peur de faire une musique trop cérébrale?
T. : C'est surtout quand tu fais des interviews et que tu es amené à parler de ta musique que tu établis des rapprochements et que tu en viens à construire un scénario intellectuel; mais je pense qu'il suffit aux gens d'écouter notre musique pour faire appel à leurs propres références, aux associations qu'ils veulent. Je pense qu'il est surtout question d'émotions, mais que ce sont des choses plus délicates à évoquer.
A. : Ce sont le plus souvent des filles qui nous parlent de leurs émotions; les garçons sont plus discrets là-dessus.

En fait, je pensais à Appearance and The Park qui dégage une atmosphère plus cérébrale, plus froide.
A. : C'est peut-être ce côté allemand justement; c'est quelque chose dont tu n'as pas conscience au moment où tu écris. C'est après avoir enregistré que tu vois se dégager une histoire.

Vous semblez accorder une place très importante au hasard.
T. : Pas vraiment le hasard, mais plutôt des choses inconscientes.

Quel genre d'émotions aimeriez-vous produire sur vos auditeurs?
D. : De la mélancolie.
A. : Et une impression de bien-être.
T. : Une sorte de langueur.
A. : Quelque chose qui ressemble à ce qu'on appelle la "saudade" .

L'on évoque souvent une scène de Düsseldorf qui serait l'équivalent électronique de la scène post-rock de Chicago; mais j'ai lu quelque part que cette comparaison ne vous paraissait pas très pertinente. Pourriez-vous nous préciser votre pensée sur ce sujet?
A. : Ca ne nous gêne pas d'y être, c'est surtout gênant lorsqu'on nous dit que ce sont des villes équivalentes.
T. : Je pense que le terme de scène est plus approprié pour des villes comme Berlin ou Hambourg. Il y a plus de relations personnels entre les groupes à Chicago, avec des gens comme John McEntire.

Pour finir, une question sérieuse: récemment, une salon s'est tenu à Paris consacré à la littérature allemande. Y a-t-il des auteurs allemands récents qui vous aient particulièrement marqués?
D. : Il y a beaucoup d'auteurs ennuyeux en Allemagne, qui font une littérature pop assez laide que je n'aime pas du tout.
A. : Il y a le livre de Reynald Götts (i.e. Rainald Goetz), Rave. C'est un journal intime où il raconte les émotions quasi-érotiques qu'il ressent dans des soirées techno, en écoutant de la techno mainstream. Cela l'attire et le dégoûte à la fois. Ce livre m'a beaucoup surpris.
T. : Je ne lis pas d'auteurs allemands. A. : Je lis beaucoup d'auteurs anglais et américains, et beaucoup de livres de physique, mais pas particulièrement d'auteurs allemands.
D. : Depuis cinq, six ans, je lis beaucoup d'auteurs japonais et des histoires de fantômes anglaises et américaines.

interview: gilles/mathieu/damien (Bordeaux Zoobizarre), Autres Directiones, F 05.04.2001

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KREIDLER, Sala Nasti. Madrid 19-Abril-2001

¡Ay, el mundo de la repetición!. Si ya lo dijo Van der Heijden: "No hay nada peor que la repetición de algo que en su día resultó maravilloso". Kreidler llevaban algunos años jugando con fuego y viviendo del rédito de su primer álbum Weekend (96). Aquel disco dinamitó la separación de tres conceptos hasta entonces inconjugables: pop, alemania y post-rock. Los mismos perros con diferentes collares (To Rococo Rot) tomaron Dusseldorf y fundaron una escena con personalidad propia... pero de evolución nula. No es menos cierto que otras bandas (Mouse on Mars, Tarwater) han sabido reinventarse consecutivamente en cada trabajo, pero éste -lamentablemente- no ha sido el caso de Kreidler. Y la responsabilidad no la podemos achacar a Stefan Schneider, porque a pesar su abandono tras publicar Appearance in the park (98), tampoco este segundo álbum llegó a la altura del innovadorWeekend .

Kreidler vinieron a Madrid para presentar su reciente álbum Kreidler (2000), pero si con este título homónimo pretendían reivindicar su renacimiento musical, más vale que vayan buscando otra excusa. Los alemanes se presentaron en formación de cuarteto, con dos teclados (Andreas Reihse y Detlef Weinrich), batería (Thomas Klein) y bajo (Alex Paulick). Fueron cincuenta minutos tediosos con muy interminentes luces de talento.

GRAN MOMENTO 1: Los únicos que parecían disfrutar -porque, por su actitud, ni siquiera creo que los propios Kreidler lo hiciesen-, fueron tres tipos que debían pensar que estaban ante la reencarnación de Chimo Bayo, y que se pusieron a bailar como bakalaeros de aquellos oscuros parajes llamados Attica y Radical encaramados en los márgenes de la Nacional II. Triste... pero cierto. Cincuenta minutos después, tras completar su set, Kreidler se retiraron del escenario y se metieron en el backstage.

GRAN MOMENTO 2: Thomas Klein se asoma para comprobar la reacción del público ante posibles bises, y observa incrédulo que la gente se había ido...¡incluso antes de que llegaran al camerino! No era para menos. Lejos quedan en el tiempo pequeñas maravillas como "Reflections" o "La Capital".

O mucho cambia la cosa, o la electrónica pop germana lleva camino de convertirse en el primer bluff del milenio.

Héctor Garrido, Parsley, E Abril 2001

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Abstrakt und lässig

In diesen Tagen ist endlich der gesamte Backkatalog der Elektronik-Pioniere NEU! erschienen. In dem dazugehörigen Pressetext äußern sich nicht nur Größen wie David Bowie, Brian Eno oder Radiohead, sondern auch Bands wie Stereolab und Kreidler. Wie NEU! kommt auch das Trio Thomas Klein, Andreas Reihse und Detlef Weinrich aus der NRW-Hauptstadt.

Kreidler respektieren die Haltung des Duos Dinger/Rother für ihre Musik und Haltung, die ein Statement gegen den Schaufenstermatsch der Plattengeschäfte war. Auch Kreidler passen nicht in Schubladen. Post-Rock-Vergleiche lehnen sie ab, für TripHop brechen sie die Melodien zu häufig und für Frickel-Elektronik sind ihre Beats zu leichtfüßig.

Kreidler suchen in ihrer Musik die Überraschung und Entfremdung, eine intellektuelle Haltung, die sie auf ihrer letzten Welt-Tour bis in die Knitting Factory und das Museum Of Modern Art in New York führte.

Vielleicht ist bei ihrem heutigen Auftritt zwischen Abstraktion und Lässigkeit auch Platz für "Eugene", ein Phillip Boa-Song, für den die Düsseldorfer einen Remix anfertigten. Und vielleicht bekommt Hamburg auch den Remix eines Stückes von "Exciter", der neuen Depeche Mode- Platte, zu hören.

Heute, 22 Uhr im Tanzpalast

sn, Hamburger Morgenpost, D 17.05.2001

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Kreidler: Luces nocturnas

Pop alternativo alemán para la tarde del domingo en Gazteszena, Donostia

Plan de domingo tarde para fans de la electró widthnica menos enfocada a las pistas de baile, los sonidos digitales germánicos y el pop de baja intensidad. La propuesta Gaztemaniak! trae a Donostia al grupo alemán Kreidler. La cita tiene el aliciente de poder disfrutar del EP Eve Future que saldrá el mes que viene. Algo más lejos queda su homó widthnimo tercer disco, publicado en el 2000.
El grupo nació width en Duseldorf a mediados de los 90 como proyecto paralelo del bajista Stefan Schneider, de To Rococo Rot, al que acompañan aquí Andreas Reihse al teclado, Detlef Weinrich en la parte más digital y la batería de Thomas Klein.
El enfoque del cuarteto rozaba lo arty, ya que no se centraba exclusivamente en la música y los conciertos, sino que se acercaban a otras artes como el cine o las exposiciones. No era raro encontrarles como fondo sonoro a una muestra de fotografía o en los créditos de más de un cortometraje.
Kreidler despertaba cuando el bajista Schneider no estaba ocupado con el grupo nodriza. Algo que no ha sucedido muy a menudo debido a la hiperactividad de To Rococo Rot, que ha publicado discos propios como The Amateur View, colaboraciones de formato largo como Music Is A Hungry Ghost, elaborado en compañía de I-Sound, remezclas para otros artistas.
Las dos formaciones mantienen directrices sonoras similares. Beben de las mismas fuentes (Kraftwerk, el kraut-rock popularizado por Can y NEU! en los 70) y combinan elementos tradicionales como la batería, la guitarra y el bajo con elementos electrónicos rompedores. Un estilo cercano a las composiciones popularizadas en el underground musical por Trans Am, Mouse On Mars o Tarwater.
Pero mientras en To Rococo Rot cada canció widthn es una explosió widthn de luz mañanera, Kreidler siente mayor debilidad por las zonas oscuras del día. Esto fue especialmente significativo en sus dos primeros discos (Weekend, editado en el 96, y Appearance And The Park, publicado dos años después), donde la electró widthnica se mostraba amable, pero aún de manera bastante sombría en la mayoría de las canciones.
Lo que iba apareciendo poco a poco en estos trabajos y los diferentes maxis que editaron por aquellas fechas hizo eclosió widthn con su tercer trabajo Kreidler. Las canciones ya comenzaban a mostrarse, con soporte y enfoque digitales definitivamente pop. Sin grandes explosiones ni efectismos, los sonidos se muestran más pulidos que en anteriores trabajos, presentando unas melodías definitivamente cercanas, alejadas de la crudeza habitual de su tierra natal.
A ello contribuyen la voz y la personalidad del excéntrico escocés Momus en canciones como Mnemorex (junto con la aportació widthn de Leo García en Estatico, los dos únicos momentos cantados de todo el disco) y unas canciones que dejan escapar la vertiente más sencilla, disfrutable y popera del grupo.
Tras aquel completo trabajo só widthlo hay que destacar una colaboració widthn con los divertidos Chicks on Speed (Kreidler sessions, publicado en el año 2001, con portada del diseñador de moda Karl Lagerfeld) hasta la edició widthn, el pró widthximo 17 de junio, de su nuevo EP Eve Future.

Juan L. Etxeberria, Diario Vasco, 12.2001

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